Un enfant ne peut pas mourir parce qu’il manque 70 ou 80 CHF!
Une rencontre à Orsières à l’automne 2022 avec sœur Lisette Capo-Chichi a été le début de cette action. Dr Lisette Capo-Chichi est médecin-pédiatre et directrice du Centre de santé Sainte Elisabeth de la Trinité situé dans la commune d’Abomey-Calavi à 15 km de Cotonou/Bénin. Elle nous a expliqué que de toutes les affections rencontrées dans le centre, la malaria occupe une place prépondérante et est une des premières causes de décès infantiles au Bénin.
Des 225 cas d’enfants malades enregistrés par mois dans leur centre, une centaine environ souffrent de la malaria. Faute de moyens financiers, de nombreux enfants ne peuvent pas être prise en charge alors que le coût moyen des soins est d’environ 50’000 CFA, c’est-à-dire 80 CHF par enfant.

Durant l’été 2023, Dr Lisette Capo-Chichi nous a aussi fait part de la situation de plus 200 enfants souffrant de malnutrition sévère dans leur région sanitaire et qui ne peuvent pas être soignés. L’Etat n’a rien pour eux. Coût des soins pour un enfant malnutri sévère environ 46’000 CFA càd 70 CHF.
Afin d’éviter les rechutes après la guérison, un suivi est assuré après les soins. Des rendez-vous de contrôle sont donnés à la mère et toutes les semaines, le poids et la taille sont suivis. Si les mamans ne viennent pas au rendez-vous, des relais communautaires vont dans les maisons. Si nécessaire, ils leur enseignent à préparer les repas des enfants avec les moyens à leur disposition et les produits vivriers de leur région.
Notre association a déjà pu apporter plusieurs fois son aide à ces enfants. Pour chaque montant versé, Dr Lisette Capo-Chichi nous a fait un rapport précis et détaillé. Elle s’est engagée à continuer à le faire. Ce sérieux dans le suivi nous tient à cœur.
L’aide que nous avons pu apporter grâce à votre générosité est fantastique. Cependant, les enfants continuent d’arriver au Centre. Nous en sommes convaincus, un enfant ne peut pas mourir parce qu’il manque 70 ou 80 CHF. Avec la pédiatre Lisette Capo-Chichi, les soignants et le centre de santé, nous avons des personnes et un lieu de compétence. Ce sont les moyens qui manquent pour continuer de venir en aide à ces enfants. C’est pour cela que nous souhaitons relever le défi de soigner ces enfants et que nous avons recours à vous. Si nous sommes nombreux à soutenir celles et ceux qui se battent sur le terrain, nous pourrons faire des merveilles.


